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Palestine

Le Sentier d'Abraham en VTT

Palestine – Le Sentier d’Abraham en VTT ©Dominique BoutonPalestine – Le Sentier d’Abraham en VTT ©Dominique Bouton
Palestine – Le Sentier d’Abraham en VTT ©Dominique BoutonPalestine – Le Sentier d’Abraham en VTT ©Dominique Bouton
Palestine – Le Sentier d’Abraham en VTT ©Dominique BoutonPalestine – Le Sentier d’Abraham en VTT ©Dominique Bouton
Palestine – Le Sentier d’Abraham en VTT ©Nicolas EibnerPalestine – Le Sentier d’Abraham en VTT ©Nicolas Eibner
Palestine – Le Sentier d’Abraham en VTT ©Nicolas EibnerPalestine – Le Sentier d’Abraham en VTT ©Nicolas Eibner
Palestine – Le Sentier d’Abraham en VTT © Alaa HammouzPalestine – Le Sentier d’Abraham en VTT © Alaa Hammouz
Palestine – Le Sentier d’Abraham en VTT ©Nicolas EibnerPalestine – Le Sentier d’Abraham en VTT ©Nicolas Eibner
Palestine – Le Sentier d’Abraham en VTT ©Nicolas EibnerPalestine – Le Sentier d’Abraham en VTT ©Nicolas Eibner
Palestine – Le Sentier d’Abraham en VTT © Alaa HammouzPalestine – Le Sentier d’Abraham en VTT © Alaa Hammouz
Palestine – Le Sentier d’Abraham en VTT © Alaa HammouzPalestine – Le Sentier d’Abraham en VTT © Alaa Hammouz

Palestine


Le Sentier d'Abraham en VTT


Palestine, Palestine,

Quand Kévin me propose d’aller reconnaître un circuit en Palestine en vélo, il y a 1 an et demi, je lui réponds : « Euh ! on en reparlera, mais bon… ».
Les mois passent ; la lecture des différents retours de voyageurs partis en circuit m’interpelle…


Alors, je me dis : « il faut voir, dépasser les idées préconçues ».
J’ai subitement l’envie de me faire ma propre opinion ; sans parti-pris, voir et me faire une idée de ce que peut-être cette réalité si complexe de la vie en Palestine ; et voir Jérusalem bien sur… que je m’étais toujours promis de découvrir !
À l'automne 2016, nous en reparlons avec Kévin. « Banco », lui dis-je ; on y va. Dès cet instant, je suis prêt. Oui, ce sera un voyage différent, hors norme, une vrai découverte, quelque chose d’inconnu, puissance 10… sans doute.
Découvrir un pays en VTT apporte cette partie ludique que j’aime. Mais cette fois, le voyage ne sera pas axé vélo pur et dur, non surement pas, aucun intérêt en Palestine. Si je veux réaliser des défis sportifs, j’ai tout ce qu’il me faut en France. Israël et Palestine, c’est avant tout le/les pays qui m’intriguent, le vélo sera notre moyen de déplacement. Rapidement je contacte mes amis et les réponses des intéressés arrivent très vite ; ce qui me surprend. Nous serons 9, puis finalement 8. Six hommes et deux femmes. Point-Voyages travaille sur la recherche du guide vététiste et le plus important, la recherche de vélos à louer. Pour nous, aficionados de la petite reine, visiter, découvrir… oui ; mais jamais sans notre bicyclette. Avec elle, on passe presque partout, avec un vrai sentiment de liberté.

Tel Aviv - 29 avril - 11h du soir.
Pas de doute, nous y sommes, un sentiment étrange m’envahit, nous envahit sans doute tous. Un transfert à Bethléem, puis dès le lendemain, c’est parti pour cette reconnaissance hors des sentiers battus.
Notre groupe est homogène, nous faisons connaissance d’Alaa qui sera notre guide vététiste durant tout le circuit.
Et là, première bonne surprise ! Alaa est un vrai vététiste, il sait ce que nous aimons puisque nous avons la même approche du VTT ; il sait de quoi il parle et sait parfaitement où il nous emmène. Les vélos, c’est son domaine, le tracé, c’est sa spécialité… Nous démarrons donc très en confiance avec notre précieux guide (qui sera durant tout le voyage, irréprochable et très prévoyant). Des guides comme lui sont rares.
Comme de nombreux français à l'étranger… l’un des problèmes, c'est la langue ! Comment communiquer avec notre cycliste arabophone et anglophone ? Nous… pauvres et vulnérables francophones !? Tout est prévu, pensé et organisé par le Point. Un Belge, une fois, oui, un vrai… Joseph sera notre interprète, cycliste et anglophone. Il fait avec nous ces premières armes dans la traduction. Ainsi nous avons droit à un double dépaysement : Palestine/Belgique pour un cocktail détonnant. Et avec l’accent, s’il vous plait !!!
Il nous faut avancer, désormais, notre but sera La Mer Morte, Hébron, puis Jérusalem. Le sentier d’Abraham revu et amélioré par Alaa. En fin connaisseur, il nous emmène aussi dans un charmant village Battir au sud-ouest de Jérusalem pour revenir par des sentiers bordés d’oliveraies. Nous terminons par l’incontournable Jérusalem ville étrange, chargé de tant d’histoire. Je lui explique un peu ce que nous recherchons, éviter le goudron autant que faire ce peu, prendre des sentiers ludiques et tout cela agrémenté de visites de monuments ou de lieux historiques.

Le 1er jour est un peu laborieux, le changement de pays, la chaleur, des ratés sur les horaires d'ouverture du monastère St Georges, et la Mer Morte que nous n’avons pu approché car la nuit allait tomber. C’est aussi cela une reconnaissance !
Mais rien n’est incohérent, nous profitons de ces premiers instants palestiniens dans la bonne humeur. La suite va crescendo, et c'est le cas durant les 5 jours suivants qui sont tous très intenses, joyeux, émerveillant nos yeux de curieux par ces paysages variés. Nous allons de découvertes en surprises, alternant sentiers ludiques, parfois sérieusement vallonnés ; single-track et pistes plus larges pour un peu de repos. Et puis venir en Palestine, ce n’est pas tous les jours ! Alors nous voulons apprendre, connaître, nous plonger dans ces cultures lointaines mais pourtant si proches.

Le soir, tous autour de la carte, nous gribouillons l’itinéraire du lendemain, Bernard me disant, « moi, je veux voir des monastères », nous calculons à peu près le nombre de km, 50 km, 43, 34, 40… C’est bien ainsi, cela nous laissera le temps de découvrir les monuments : du Mont des Tentations aux ruines de Khirbet el-Mafjar, La Mer Morte évidemment… tout un programme ! Et c’est reparti, Françoise a préféré faire une pose vélo et prendra l’option "véhicule 4x4", nous la retrouvons midi et soir. Elle ne semble pas détester ce confort véhiculé. Mais nous, à la dur ! On veut du vélo et on fait du vélo. Ce matin nous commençons par le lieu-dit « sea level » (le niveau de la mer). La Mer Morte (qui elle-même se trouve en dessous du niveau de la mer) n’est jamais très loin et ce désert, omniprésent, changeant au gré des lumières, non plus… Puis vient le monastère de Mar Saba, planté au milieu de nulle-part, une visite s’impose. S’enchaîne la visite de Bethléem ; nous sommes au cœur de notre civilisation, lieu saint et de pèlerinage, lieu de naissance de Jésus, croyant ou non, ce lieu est une Histoire à lui tout seul.
Curieux, Dominique veut voir, moi aussi, nous nous mélangeons au milieu des croyants Russes, Italiens, Ukrainiens. La ferveur est là, magie intemporelle de notre Histoire, nous ne sommes plus dans nos livres désormais.
Et c’est reparti, une petite nouveauté, un endroit que notre guide aime particulièrement Battir, encore une fois, il a raison, les sentiers du retour sont ludiques, sans difficultés. Mais enfin, on la verra quand la Mer Morte ? Patience, elle doit se faire désirer. Une grande journée de vélo nous attend mais au soir du jour 5, enfin, nous sommes seuls avec elle. Désirable et désirée, un halo l’entoure ; De l’autre côté, c'est la Jordanie. La journée peu à peu décline. Nul besoin de parler, nous sommes éblouis. Ce soir nous dormons chez les bédouins. Encore 35 km pour rejoindre Hébron, quelques petites côtes, puis à deux pas de la cité hébronite nous sentons l’atmosphère bouillonnante de la ville. Hébron, c’est pourtant bien une réalité en Palestine ; nous sommes surpris, qu'en aussi peu de kilomètres, tous ces déserts magiques et paisibles laissent place à la dure réalité ! Hébron, c'est une cocotte-minute ; l’occupation y est omniprésente. Que dire ? Que faire ? Juste regarder… Il y a cette réalité en Palestine, ici nous découvrons les problèmes inter-religieux et politiques. Je ne porterai pas de jugement, mon idée, je me la suis faite, j’ai vu ! Mais le voyage est bien là ! Il passe par Hébron ; pour le meilleur ou pour le pire. Il m’a fallut ces 10 jours, depuis mon retour pour vraiment revenir, pour prendre de la distance. On ne revient pas indemne d’un tel voyage, il vous marque, il m’a rappelé que nous autres occidentaux, sommes libres et que cette liberté que nous chérissons tant… certains ne l’ont pas ! La richesse de ce voyage si intense : c’est cet ensemble de vies qui se côtoient et se déchirent. Pas de choix, ils sont nés là ! Le vivre ensemble prend ici une toute autre dimension.

Jérusalem - 6 mai - dernier stop.
Toujours cette réalité, pas facile, les check-points, notre autre guide César (Alaa, notre guide vététiste - comme la grande majorité des palestiniens - n'a pas l'autorisation de rentrer dans Jérusalem ; nous devons donc faire appel à un tiers) doit prendre son mal en patience pour que nous passions ces contrôles. L’humiliation qu’il subit à chaque check-point est quotidienne. Mais il n'a pas le choix ; d'ailleurs, il nous précise : « Il faut bien s’y faire, nous n’avons pas d’autre pays ».

De retour en France, je pense à Alaa, à César à ces palestiniens qui nous ont si bien accueilli et puis à ces hommes et ses femmes qui nous ont parlé de leurs conditions de vie… leur message est simple ; ce n’est pas de l’argent qu’ils demandent ; la seule chose qu’ils désirent… c’est notre témoignage : « Dites chez vous ce que vous avez vu ici ; Racontez…»

Nicolas Eibner
Nyons, le 17 mai 2017

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